Nathan Hervé ouvre son compteur à Thouars

 
 
 
 
 
En puncheur, Nathan Hervé s’est imposé mercredi soir à Thouars. La première victoire de la saison pour le jeune châtillonnais, qui monte en puissance course après course.
© Photo NR
 
 
 
 
 
Le jeune coureur châtillonnais Nathan Hervé, 19 ans, membre du Team Poitou, a remporté mercredi soir à Thouars la semi-nocturne organisée par le Vélo Club thouarsais au terme d’une course animée d’un peu plus de deux heures couverte à plus de 43 km/h de moyenne et qui a réuni 70 coureurs. Sur un circuit de 2,5 km, balayé par un léger vent, la situation s’est décantée à mi-course.
Après plusieurs tentatives d’échappée ici et là, toutes avortées, un groupe d’une quinzaine de coureurs a réussi à se détacher. Parmi les fuyards, on retrouvait notamment deux anciens vainqueurs de l’épreuve, le Thouarsais Marc-Antoine Jahény, lauréat de la première édition en 2012, et l’Orléanais Dylan Réthoré, victorieux il y a deux ans sous les couleurs du club de Saint-Pierre-des-Corps. A l’aise ces dernières années sur ce circuit, deuxième en 2014, l’expérimenté poitevin Christian Monier se retrouvait également aux avants postes. Tout comme le Bressuirais Guillaume Cauty.
Hervé au bon moment Avec Jahény donc, mais aussi Cameron Airaud, quatrième l’an passé, Erwan Despeignes et Bastien Damiens, le club organisateur thouarsais était plutôt bien représenté dans cette échappée qui, avec plus d’une minute d’avance sur le reste de la troupe à cinq tours de l’arrivée, était sûre de trouver le futur vainqueur en son sein.
Le Sud Deux-Sévrien Kévin Hamon (MTB Race), le Choletais David Bernard, l’Angevin David Cardis, l’inusable Christian Monier et les Thouarsais Despeignes et Damiens tentèrent alors tour à tour leur chance. En vain.
Patient, Nathan Hervé gicla dans le long dernier faux plat d’arrivée pour s’imposer en puncheur avec quelques longueurs d’avance. « Trois coureurs sont partis dans le dernier tour. J’ai fait alors l’effort pour revenir. On n’était plus que quatre avec Paul Guilbeau, Valentin Roth et Bastien Damiens. J’ai lancé le sprint à 250 m de la ligne. Je n’aime pas trop quand ça frotte, mais je suis plutôt à l’aise en petit comité. C’est ma première victoire de la saison, ma première victoire même depuis que je suis monté en troisième puis deuxième catégorie. Elle fait vraiment du bien. C’est une super semaine, puisque le week-end dernier, j’ai disputé ma première manche de Coupe de France avec le Team Poitou. J’espère bien désormais être retenu pour le tour des Deux-Sèvres », confiait radieux l’heureux lauréat de cette semi-nocturne thouarsaise.
 
NR du 15/06/2018
 
 

Boulais et Jounier raflent la mise

 
 
 
 
 
 
Flavie Boulais s’impose dans la catégorie minimes-cadettes.
© (Photo cor. NR, M. Hartmann).
 
 
 
 
 
 
La cadette Flavie Boulais (CD Vendée) et Lucie Jounier (US Vern) en seniors s’adjugent la Route de l’Ouest au terme de l’ultime manche à Chef-Boutonne.
Le VS Chef-Boutonne, qui s’était porté volontaire pour organiser la dernière des cinq manches de la Route de l’Ouest féminine, a été à la hauteur de l’événement tout au long de la journée, bien aidé par une météo clémente que tous craignaient dans la semaine. En apéritif, les organisateurs proposaient deux épreuves hommes de PC Open, remportés par Franck Goudeaux (CA Civray) pour les D1 et D2, et par le Thouarsais Cédric Maloyer pour les D3-D4.
Peu après midi, les choses sérieuses débutaient avec la course des minimes et cadettes de la Route de l’Ouest. Cinquante participantes s’élançaient pour cette dernière manche, et les deux premiers tours de circuits annonçaient une course de marquage.
Cadol à l’expérience Les sociétaires du CD Vendée, équipières de la leader provisoire du classement général Flavie Boulais, contenaient les quelques initiatives et imprimaient un faux rythme à l’avant du peloton, et il fallait attendre le dernier tour pour assister à des tentatives plus franches. La locale Coline Raby montrait également le maillot vendéen, et aurait mérité le prix de la combativité s’il avait été décerné, avec trois tentatives infructueuses dont une dernière accélération à 800 mètres du but. « J’ai fait le choix de prioriser une victoire d’étape au détriment d’une anecdotique place au général et je ne regrette rien ! », confiait l’ancienne Saint-Florentaise après le sprint que réglait sa coéquipière Flavie Boulais. La cadette remportait ici sa troisième victoire en cinq manches, et décrochait sans surprise cette Route de l’Ouest, doublant la mise après son titre de l’an passé en minimes.
Ysoline Corbineau prenait la bonne roue dans l’emballage et prenait la seconde place devant Alice Barbotin. Chez les juniors et séniors, cinquante trois participantes s’élançaient pour les 90 kilomètres à couvrir. Comme chez les plus jeunes, les premiers tours étaient couverts par un peloton homogène, et les quelques tentatives étaient vite reprises. Les annonces de primes du speaker donnaient un peu de piquant à la course et cinq femmes passaient la ligne avec vingt secondes d'avance à l’amorce du cinquième tour. Le peloton revenait à nouveau, et c’est seulement dans l’ultime boucle que la course se décantait. Margaux Cadol tentait sa chance seule, avant d’être reprise par deux juniors, India Grangier et Lisa Souffache, à cinq kilomètres du but.
À l’expérience, la sociétaire de l’US Vern Cyclisme restait dans les roues de ses jeunes adversaires avant de produire son effort et régler le sprint à trois. Tout près derrière, sa coéquipière de club et leader du général, Lucie Jounier, réglait le peloton et s’adjugeait l’épreuve.
 
NR du 11/06/2018

 
 

“ On a même dormi dans les sanitaires publics !

 
 
 
 
 
 
« On cherchait quelque chose qui sortait de l’ordinaire », confient Jérôme Boury (à gauche) et Fabrice Roy. Avec la Gravel Tro Breizh, les deux cyclistes n’ont pas été déçus ! © Photo NR
 
 
 
 
 
Jérôme Boury et Fabrice Roy ont vécu une aventure hors du commun lors de la Gravel Tro Breizh, course cycliste bretonne d’un drôle de genre.
Mais que diable sont-ils allés faire dans cette galère ? La question peut se poser et leur est d’ailleurs sans doute venue à l’esprit au cours de leur sacré périple… Le Thouarsais Jérôme Boury et le Bressuirais Fabrice Roy, qui partagent la même passion pour le vélo au sein de l’association « La Moumouze », ont en effet participé dernièrement à la toute première édition de la Gravel Tro Breizh. Il s’agit d’une sorte de grand tour de la Bretagne en version tout-terrain, avec plus de 1.100 km et environ 12.000 m de dénivelé positif à avaler en sept jours maximum et en totale autonomie, puisque toute assistance est interdite.
“ Rouler un maximum, dormir un minimum ! ” « Il n’y a pas de coupes ou de lots, simplement un brevet si l’on finit dans les temps, expliquent les deux compères, qui ont traqué chaque gramme superflu afin de partir le plus léger possible sur leurs deux vélos. C’est une pratique récente qui vient des Etats-Unis, l’itinéraire est imposé mais on ne le connaît pas à l’avance. Il y a des routes, mais aussi beaucoup de “ hors-piste ” : des chemins, des sous-bois, des sentiers, etc. »
Avec un mot d’ordre simple pour parvenir à ses fins : « Rouler un maximum, dormir un minimum ! » Le parcours inédit leur a ainsi réservé son lot de surprises, bonnes et moins bonnes : « Dans la forêt de Brocéliande, on n’a pas vu de druides mais on avançait à rien ! On a dû mettre une heure pour faire 4 km… Le premier soir, on a dormi à l’arrache devant une mairie. Le lendemain, on a même dormi dans les sanitaires publics d’un village pour s’abriter du vent violent. Et on a passé la troisième nuit sous un porche… Du coup, on a fini en faisant quasiment 24 h de vélo non-stop ! »
Des conditions éprouvantes qui obligent à se surpasser. Jérôme et Fabrice ont finalement bouclé le parcours à la deuxième place (sur 72 participants). Partis de Rennes le dimanche à 8 h, ils ont franchi la ligne d’arrivée le jeudi à 4 h 30 du matin. Soit au total 92 h 30 dont environ 66 h sur la selle ! « Il y a eu des moments très durs physiquement et mentalement, mais on n’a jamais craqué. Si c’était à refaire, on le referait sans hésiter ! » Cela leur a même donné des idées pour l’an prochain : participer à la French Divide, 2.100 km entre Lille et le Pays basque pour quinze jours de petites galères, mais surtout de grand bonheur.
 
NR du 09/06/2018
 
 

Mais qui va rafler la “ ROF ” ?

 
 

 
 
L’an passé au départ de François, en ce qui concerne la course des cadettes et des minimes. Deux pelotons différents seront lancés sur les routes de Chef-Boutonne.
© (Photo archives cor. NR, Henri Bonin)
 
 
 
 
 
Une centaine d’inscrites seront au départ dimanche du final de la Route de l’Ouest. Un rendez-vous interrégional prisé qui demande de l’organisation.
Jean-Louis Roger, le président du VS Chef-Boutonne, était ces jours-ci dans l’effervescence des dernières heures précédant un grand rendez-vous. C’est que dimanche, il faut que tout soit parfait pour accueillir les jeunes filles disputant la Route de l’Ouest féminine, catégories juniors-seniors d’un côté.
« Lors de la construction des calendriers, nous raconte ce dirigeant très investi, je n’ai pas hésité à lever la main pour prendre cette organisation qui vient après les quatre premières manches. Ce sera donc une sorte de finale chez nous, sur un circuit déjà bien éprouvé par d’autres épreuves pas si lointaines. On attend une cinquantaine de féminines sur les deux courses. Et ça risque d’être très spectaculaire, car c’est plutôt de manière individuelle que ça se joue, plutôt que par un défi d’équipes avec domination écrasante de certaines d’entre elles. »
Les représentantes des Comités de Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val de Loire, Pays de Loire et Bretagne seront donc sur la ligne de départ pour mettre un point final à ce challenge en cinq étapes. Sur une boucle répétitive, loin d’être facile au départ et à l’arrivée de Chef-Boutonne, avec retour par Loubigné et La Bataille et la fameuse côte du Placeau, la course va être particulièrement nerveuse pour les cinq féminines qui peuvent encore s’imposer au général.
Cinq cyclistes encore en lice Il s’agit (dans l’ordre, voir le classement intermédiaire ci-contre) de Lucie Jounier (US Vérin Cycliste), gagnante de la deuxième manche à Saint-Hilaire-Saint-Florent, Gladys Verhulst (VC Aiglon), qui l’avait emporté à François la saison dernière, Manon Minaud (Vélo Club Montaigu), Mélanie Guédon (UC Montoire), et Coralie Houdin (Union Cycliste 53).
Nul doute que la carte des gratifications (50 points à la première, puis cotation dégressive jusqu’à la 25e arrivante) va être dans toutes les têtes et que les derniers coups de pédales vont être homériques.
8.000 € ont été investis dans cette organisation, avec notamment un système de photo-finish à l’arrivé et un car-podium avec sono. Cinquante bénévoles sont convoqués pour sécuriser le circuit. Les féminines n’auront alors plus qu’à lancer en toute quiétude la bataille des secondes et des points…
Dimanche : > 9 h 30 : Course masculine PC open D1 à D4. > 12 h 30 : départ des minimes et cadettes. > 14 h 30 : course juniors-seniors.
 
NR du 08/06/2018
 
 

Régionaux : Constantin (Guéret), premier maillot "Nouvelle-Aquitaine"

 
Ces premiers championnats de Nouvelle-Aquitaine disputés à Leyritz-Moncassin (Lot-et-Garonne) ont été fidèles au scénario prévisible… En ce sens que dans une compétition plus dense, l’échelle des valeurs a considérablement augmenté. Et les grosses cylindrées s’en sont données à cœur joie.
L’équipe de DN1 de Creuse Oxygène Guéret a marqué de son empreinte cette épreuve, plaçant trois de ses coureurs aux quatre premières places ! C’est Constantin qui s’impose et remporte ainsi le premier maillot de la Nouvelle-Aquitaine au terme de 125 km de course, l’épreuve ayant été raccourcie de deux tours. Les conditions météorologiques orageuses ont contraint les organisateurs à adopter cette solution.
 
NR du 04/06/2018
 
Les classements :
 
 

Aminci, mais toujours tonic !

Le Tour 79 se disputera du 12 au 14 juillet, sur trois jours de course au lieu de quatre comme en 2017 et en abandonnant le contre-la-montre par équipes.
Ce n’est évidemment pas le relief qui va faire le classement de ce nouveau Tour des Deux-Sèvres (18e du nom), mais plutôt, comme d’habitude, les bordures, les faits de course et la météo. Alors, comme on ne change pas une formule qui gagne, cette nouvelle mouture de la Boucle 79 risque fort d’aboutir à un nouveau succès.
A la différence près que cette année, l’épreuve chère au président Jacky Robin a subi une petite cure d’amaigrissement et une amputation sans (trop de) conséquences.
Les filles croiseront les garçons Ainsi, le Tour 79 va s’étaler sur trois jours (du jeudi 12 au samedi 14 juillet), pour quatre étapes dont un contre la montre (de 12 km), alors qu’il occupait habituellement le terrain de jeu si longitudinal sur quatre jours et cinq étapes dont un contre-la-montre par équipes.
« Notre problème de l’an passé, commentait le numéro 1 de l’organisation, qui recevait hier soir pour son habituelle présentation au Pôle Services de la MACIF, où l’étape finale du dimanche avait été sauvée de justesse, est donc résolu. Cette saison, je sentais que ça flottait un peu pour le quatrième jour de course. Nous ne pouvions plus attendre davantage par rapport aux déclarations en préfecture, alors nous avons préféré couper court. Nous reviendrons peut-être à quatre jours l’an prochain, si toutes les conditions sont réunies de nouveau. »
Autre souci réglé, davantage de mutualisation des moyens. Les deux étapes de la “ Deux-Sévrienne ” (qui compte pour l’instant 24 partantes) iront dans la matinée, à l’inverse du parcours des garçons (entre Mauléon et Bressuire, et le lendemain entre Mauzé-sur-le-Mignon et Aiffres), dont les courses ne partiront qu’à 15 h. Tardif, mais c’est le prix à payer d’une mixité toujours appréciée.
Quant aux participants, on connait déjà 20 équipes sur 21 (voir ci-dessous) et on sait déjà que Thibault Guernalec revient pour tenter de gagner une deuxième couronne avec son équipe du Pays de Dinan. Cette fois, il n’aura pas dans ses rayons Yoann Paillot qui avait défrayé la chronique l’an passé en réalisant un temps-canon dans le chrono. Qui avait éliminé… 12 coureurs !
Les 20 équipes Une vingt-et-unième équipe sera sans doute au départ, mais n’est pas encore connue. Les 120 coureurs rouleront donc dans les équipes suivantes déjà engagées :
> Team Pays de Dinan (DN2).
> Océane Top 16 (1).
> Team Poitou (3)
> Team Cycliste Périgord 24 (3).
> Team Pettrax (2).
> UC Cholet 49 (2).
> USSA Pavilly-Barentin (2).
> Team Bricquebec - Barentin (2).
> Hennebont - Cyclisme (nc)
> CM Aubervilliers 93 (2).
> La Roche Vendée Cyclisme (3).
> Lescar V Sprint (2).
> VC Toucy (2).
> Team Fybolia Bertin Locminé (2).
> Occitanie (3).
> Sprinter Club Serres Castet (3).
> WPGA Cycling Amsterdam (Pays-Bas).
> West - Frisia (Pays-Bas)
> Guidon Chalettois (2).
> Laval Cyclisme 53 (3).
Les équipes en italique sont de nouvelles participantes.
 
Le parcours :
 
Tour des Deux-Sèvres
1ère étape : Jeudi 12 juillet, Mauléon - Bressuire (138,6 km)
2ème étape : Vendredi 13 juillet, Aiffres - Mauzé sur le Mignon (140,6 km)
3ème étape : Samedi 14 juillet
                     Matin : CLM individuel, Mauzé Thouarsais - Mauzé Thouarsais (12,2 km)
                     Après-midi : En ligne, Mauzé Thouarsais - Luzay (95,7 km)
 
La Deux-Sèvrienne (épreuve féminine)
1ère étape : Jeudi 12 juillet, Bressuire - Mauléon (99,7 km)
2ème étape : Vendredi 13 juillet, Mauzé sur le Mignon - Aiffres (10,3 km)
 
NR du 01/06/2018
 

Championnats Régionaux de l'Avenir : "Pas de médaille pour les 79"

 
 
 
Jour sans pour Tom Mainguenaud (à droite sur ce cliché), qui a manqué totalement de forces en début d’épreuve avant d’abandonner au 90ème km. © Photo NR
 
 
 
 
L’extension d’une nouvelle région portée à 84.000 km2 dilue forcément les chances de podiums. Hier c’était chou blanc pour les jeunes des Deux-Sèvres.
Les premiers effets de l’extension de la grande région se sont fait sentir hier à Taponnat (Charente, organisation UA La Rochefoucauld). Les ex-championnats du Poitou-Charentes ont maintenant un coefficient multiplicateur fixé à 3 (12 départements concernés au lieu de quatre), et évidemment, il faut être bien moins exigeant avec les performances des uns et des autres, sachant que l’augmentation des pelotons est inversement proportionnelle à la diminution des accessits.
Tous au-delà de la 15e place Tenez par exemple, hier à Taponnat, la course cadets qui démarrait à 9 h 30 (pratique pour le coureur de Biarritz, ou alors il faut venir coucher la veille avec un accompagnateur, ce qui engendre des frais supplémentaires), il faut remonter à la 18e place pour voir l’un des favoris, le Bressuirais Valentin Ménard, apparaître au classement.
Loin derrière ce trio limousin Quisserne, Baillargeat et Vigier qui avec le Maritime Souchon, s’est extirpé de la masse du peloton de Nouvelle-Aquitaine pour se disputer le podium en petit comité.
Et que dire des minimes, où Lucas Mainguenaud, le premier Deux-Sévrien, entre au 15e rang au tableau final. Au moins, Rafaël Delhomme 2e restaure l’honneur du Poitou, mais termine en sandwich entre un petit gars de Sainte-Livrade et de Casteljaloux.
Restait les juniors, où Tom Mainguenaud avait son mot à dire, évidemment. Sauf qu’il a totalement manqué de forces en début d’épreuve avant de devoir mettre la flèche au 90e kilomètre. Quand il a vu Valentin Retailleau partir, qui le devance au classement national, il n’a pu la mort dans l’âme insister.
Le Confolentais a manœuvré avec aisance dans un groupe de six qui ira jusqu’au bout, les derniers à s’opposer étant Benjamin Rivet de la formidable équipe de Condat, et puis aussi Antonin Corvaisier du VC Charente-Océan.
Dommage que ce jour sans pour le prometteur Tom, c’eut été sans doute sauver l’honneur des Deux-Sévrien s’il avait été à son niveau. Le premier deux-sévrien dans cette épreuve sera donc Mathéo Gaillard, son camarade de club de la PSF Niort.
 
NR du 28/05/2018
 
Classements :
 

Les champions sur les trois bourgs

 
Très sélectif l’année dernière, le tracé proposé pour ces championnats départementaux le sera encore une fois cette saison sur les routes de Cirières.© Photo NR
 
Pour la quatrième année consécutive, il y aura deux courses cyclistes à Cirières en ce dimanche 27 mai. Pour l’édition 2018, le comité départemental de cyclisme a même choisi l’épreuve comme support pour décerner les titres de champions départementaux seniors. C’est une satisfaction pour les organisateurs qui sont assurés d’avoir un peloton de qualité.
Les titres décernés seront sans nul doute attribués à des coureurs combatifs au vu des difficultés du circuit. Le circuit exigeant qui longe la vallée de l’Argent fait environ 7 km et empruntera les routes de la commune avec départs et arrivées devant la salle de sport. Ensuite, direction Le Bas-Bourg, Les Roches, Cadiou, La Digonnière, La Boursaudière, Le Haut-Bourg, L’inglinière et RD 960 bis pour s’acheminer vers l’arrivée. Le circuit passe par les trois bourgs de la commune. Les coureurs de catégorie pass cyclisme débuteront à 13 h pour 60 et 75 km avec respectivement huit et dix tours de course. Ensuite, les deuxième et troisième catégories et les juniors partiront à 15 h 30 pour 100 km et quinze tours.
Le Bressuire activité cyclisme (BAC) assurera l’organisation technique de l’épreuve avec l’aide du comité des fêtes de la commune et de nombreux bénévoles pour assurer la logistique et la sécurité le long du tracé. Afin d’assurer la sécurité des usagers de la route et des compétiteurs, la route RD 960 bis sera fermée à la circulation dans le sens Cerizay-Bressuire et déviée par la RD 150 en direction de Courlay. Le reste du circuit sera interdit dans le sens contraire de la course entre 12 h 30 et 18 h 30.
 
NR du 24/05/2018
 

Dylan Rethoré s'impose à Pierrefitte

 
 
Dylan Rethoré peut serrer le poing : après plus de 100 km, il vient de distancer ses adversaires dans le dernier kilomètre. © (Photo NR) 
 
 
Les coureurs s’étaient élancés sous le soleil cuisant de la Pentecôte sur le circuit de 8,5 km, pour douze tours pour les juniors et les 2e et 3e catégories, tandis que les Pass cyclisme D1-D2 devaient boucler huit tours. Le départ était soutenu, et comptait même une chute dans le premier tour, qui désorganisa le peloton.
L’attaque de Charly Launay
 Romain Chaudoy menait l’échappée au sprint du troisième tour, talonné par le local Erwan Despeignes ; les douze hommes de l’échappée comptaient déjà deux minutes d’avance sur le peloton, emmené par les coureurs de la Pédale Saint-Florentaise. Dans la foulée, les premiers abandons revenaient à la ligne d’arrivée, victimes de crevaisons. L’écart entre les hommes de tête et le peloton se creusait à chaque tour, et laissait peu à peu entrevoir le classement qui se disputerait à l’arrivée.
Charly Launay lançait une attaque à l’avant à trois tours de l’arrivée, et l’échappée se voit réduite à six hommes, tandis que le peloton comptait plus de six minutes de retard. Le casting du podium qui se disputerait par les coureurs de tête se dessinait avec l’écart.
Le voile nuageux masquait désormais le soleil et amenait une fraîcheur relative pour les derniers tours de circuit.
Les côtes de Beaumont et des Arabes ont joué leur rôle d’arbitre dans le dernier tour, et lancèrent les attaques des hommes de têtes. Incertains de leurs sprints, ils s’élancèrent bien avant de franchir la ligne, et seuls Rethoré, Launay et Damiens parvenaient à tenir le rythme sous la flamme rouge. Les derniers coups de pédales de Dylan Rethoré, sous les couleurs du CG Orléans, furent décisifs, et lui permirent de creuser l’écart et de lancer sereinement son sprint final. À 19 ans, il franchit seul la ligne d’arrivée avec plusieurs secondes d’avance sur ses poursuivants. La satisfaction pour le club organisateur vient de l’épreuve D1-D2, qui voit le Thouarsais Lucas Bernier s’imposer au sprint, devant deux Bressuirais.

NR du 22/05/2018
 
 

Erwan Despeignes succède à son cousin

Erwan Despeignes a remporté dimanche le prix de Pâques de Saint-Varent, dix-huit ans après son père Patrick.  © Photo NR
 
Comme l’an passé, c’est un membre du club organisateur thouarsais qui a remporté dimanche après-midi le prix de Pâques de Saint-Varent. Erwan Despeignes a en effet succédé à son cousin Sylvain Déchereux au palmarès de l’épreuve, 66e du nom, 18 ans après son père Patrick, lauréat en 2000 et 14e dimanche.
Dès le deuxième tour d’un circuit de 9,3 km à parcourir onze fois et rendu sélectif par la répétition des côtes de Conquenuche et d’arrivée dans Saint-Varent, l’échappée décisive prend forme. Elle est composée des Thouarsais Bastien Damiens et Erwan Despeignes, du Naintré Frédéric Cardineau, 3e l’année passée, du Corpopétrussien Romain Chaudoy, du Charentais-Maritime Thomas Pérez (Team Saint-Sauveur) et du Vivonnois Rémi Eprinchard. Les six fuyards comptent jusqu’à 1 minute et 15 secondes d’avance sur un peloton qui ne reviendra pas.
A deux tours de l’arrivée, Damiens lâche prise. Ils ne sont alors plus que cinq à pouvoir se disputer la victoire. Dans le dernier tour, Despeignes prend la poudre d’escampette pour s’imposer en solitaire, succédant donc à son cousin et signant son premier succès cette saison, le premier également cette année pour le club organisateur thouarsais.
Les classements 2e, 3e catégories et juniors : 1. E. Despeignes (VC Thouars) les 102 km en 2 h 34’40’’, 2. F. Cardineau (Naintré), 3. R. Eprinchard (Vivonne), 4. T. Pérez (Team Saint-Sauveur), 5. R. Chaudoy (St Pierre-des-Corps), 6. M.-A. Jahény (VC Thouars), 7. R. Chollet (VC Châtillon) 1er coureur de 3e cat, 8. M. Gourjault (PSF Niort) 2e coureur de 3e cat, 9. B. Damiens (VC Thouars), 10. B. Angot (UV Poitiers), 11. M. Toffoletti (AC Echiré) 3e coureur de 3e cat, 12. C. Monier (Cycle Poitevin), 13. I. Fiaux (CC Etupes), 14. P. Despeignes (VC Thouars) 4e coureur de 3e catégorie, 15. K. Guillebault (VC Thouars), 16. Q. Meignant (VC Thouars) 1er junior…. PC D1-D2 : 1. J. Yoncourt (CS Chinonais) les 65 km en 1 h 46’45’’, 2. C. Guyonnaud (VC Châtillon), 3. Y. Brunelière (VC Maulévrier) 1er D2, 4. P. Hervé (VC Châtillon), 5. P. Béguier (VSC Beauvoir) 2e D2, 6. T. Vitré (AC Longué) 3e D2... PC D3-D4 : 1. S. Gaborit (VC Châtillon) les 46 km en 1 h 20’40’’, 2. A. Froger (VC Thouars) 1er D4 à 10’’, 3. D. Basely (VC Châtillon) à 10’’, 4. V. Pannetier (VC Châtillon) à 10’’, 5. J.-M. Chesneau (St Léger cyclisme) à 10’’, 6. G. Croisé (Angers Doutre) à 10’’, 7. P. Benoit (VC Thouars) 2e D4 à 10’’, 8. S. Barbot (TC Chalonnes) à 10’’, 9. E. Chollet (VC Châtillon) 3e D4 à 10’’...
 
NR du 04/04/2018
 

Charly Launay avec la manière à Gourgé

Charly Launay sur la ligne d’arrivée de Gourgé loin devant ses adversaires.
© (Photo Cor. NR, L. B.)
 
Un peu resté sur sa faim l’an dernier avec une deuxième place, le coureur du Bressuire Activité Cyclisme s’est rattrapé cette année. En effet, battu l’année dernière par Jérémy Bellicaud, Launay avait une revanche à prendre. Malheureusement, le vainqueur de l’année dernière n’était pas présent. Et pour cause, la course de Gourgé est un gage de qualité, car les vainqueurs des deux dernières éditions ont aujourd’hui atteint un niveau trop important pour participer à la compétition.
On pense notamment à Valentin Ferron, vainqueur à Gourgé il y a deux ans qui est aujourd’hui en passe de devenir professionel et qui court pour l’équipe Vendée U. Le président du Vélo Club Châtillonais, Jeannick Daubigne, s’enorgueillit de cela et souligne la difficulté du parcours : « C’est un circuit très sélectif, avec la grande côte de l’arrivée et un long faux plat, il faut s’accrocher ».
Les coureurs sont venus en nombre à Gourgé ce week-end, entre 140 et 150 cyclistes se sont affrontés dans différentes catégories. Ce n’était rien d’autre que la 19e édition du prix André Découx, en l’honneur du fondateur du Vélo Club Châtillonais. Anne-Marie Découx a par ailleurs pu assister à la manifestation en donnant le départ de la course. 
Du côté des coureurs de Châtillon, on note la belle performance sur la course départementale 1 et 2. Puisque deux coureurs du club se retrouvent sur le podium, il s’agit de Cyril Guyonnaud premier et de son cousin Adrien Marteau, troisième. Pour Guyonnaud, l’ancien coureur de première catégorie (un niveau en dessous du niveau professionnel) cette victoire a un goût particulier : « Tout s’est joué sur la dernière boucle où j’ai réussi à décrocher. Puis c’est une victoire en famille, avec mon cousin, ça fait plaisir ». 
Jeannick Daubigne impressionné par les coureurs rajoute : « Il y a du costaud aujourd’hui ». Le grand vainqueur du jour Charly Launay l’a montré en s’imposant sans encombres. A peine essoufflé par sa victoire avec plus d’une minute d’avance il commente : « J’ai attaqué à trois tours de l’arrivée, il restait encore vingt bornes, mais l’année dernière j’avais fait ça et j’aime bien rouler dur. On était nombreux, en attaquant je pensais emmener deux ou trois gars, mais ça n’a pas suivi donc j’avais juste à maintenir mon avance. Je suis content, c’est une belle course et dans le comité des Deux-Sèvres, ça fait toujours plaisir ».
 
NR du 05/03/2018